Luc Passera    

Mis à jour le 21-Jui-2020

Sa biographie dans Futura Sciences et l'interview pour la Section Française (1er Juillet 2019)

Un éloge de Luc Gomel (Midi Libre 4 janvier 2019) : "Une passion nourrie dès l’enfance, grâce à la fourmilière offerte par ses parents quand il avait 8 ans. Mais le coup de foudre, c’est en 2e année de SupAgro qu’il l’a "eu, quand j’ai découvert les écrits de Luc Passera sur ces insectes." et d'Axel Touchard "Ensuite, pour en apprendre plus j’ai lu un livre de Luc Passera qui s’intitulait « la véritable histoire des fourmis ». C’est ce livre qui m’a définitivement fait basculer dans la myrmécologie." (avril 2019).

Avec Laurent Péru (Sept 2018) :

Quelques photos :

- Avec Laurent Keller en juillet 2019 :

- à Toulouse au congrès UIEIS en 2007 avec votre serviteur et Christine Errard :

- à Tours au congrès UIEIS en 1999 :

- à Villetaneuse en 1993 pour l'HDR de Christian Peeters :

Quelques articles / Interviews citant les travaux de Luc Passera :

- Sur la piste des fourmis (Sc et Vie Junior sept 2007) :
- Interview de Luc Passera sur France Culture le 2 nov 2006
- Les fourmis reconnaissent le sexe de leurs larves, CNRS Presse 01/11/96
- Les fourmis prévoient la guerre (1996 - origine ?)
- Pourquoi les fourmis préfèrent leurs soeurs à leurs frères (Le Monde 6 nov 1996)
- La guerre des fourmis ((Points de vue, n° 2657, 23-29 juin 1999)

- Interview dans C'est pas sorcier "Les fourmis"  de fred et Jamy, 1996, France télévision, 26 minutes

Et une belle peinture chez Luc :  

"Je suis myrmécologue. C'est comme cela qu'on appelle une biologiste qui s'intéresse aux fourmis. "Etudier les fourmis ??? Et on te paie pour faire ça ?" Telle était la réaction d'une copine que je n'avais pas vue depuis des années. Je suis maintenant habituée à ce que certains de mes amis manifestent une sorte d'incompréhension totale que je ne fasse rien de plus "utile". " (Bertelsmeier, Cleo 2019. Les guerres secrètes des fourmis : sexe, meurtres et invasions territoriales Favre, p. 9.). Luc Passera lors d'un colloque UIEIS à Toulouse en 2007 disait à peu près la même chose et ajoutait qu'il se sentait quand même un devoir envers la société pour déboucher sur des recherches intéressantes pour l'Homme, par exemple sur la fourmi d'Argentine.

Selon Alain Dejean (interview du 13 avril 2020) "En 1970-71 Luc Passera était l’un des enseignants du C4 Entomologie de la maîtrise de Biologie Animale à L’université Toulouse 3; durant les TP nous avions eu de nombreuses discussions. Inscrit à l’AEA d’Entomologie l’année d’après, nous avons repris ces discussions surtout liées à des biotopes ‘intéressants’ de la région toulousaine. En 1971-72, inscrit en DEA, il m’a proposé un sujet qui a permis ensuite la soutenance d’une Thèse de spécialité (nom de l’époque) défendue en 1974. Le sujet portait sur la biologie des Temnothorax d’où nous avons tiré trois publications." Plus tard "J’ai choisi de travailler, donc au Burundi, sur le comportement prédateur des fourmis. Luc Passera a eu l’idée géniale d’écrire à Edward Wilson soi-même à ce sujet. La réponse a été rapide, suggérant de rechercher des Dacetini pour comparer la morphologie des mandibules et le comportement prédateur correspondant."   

Un thésard de L. Passera : Jean-Paul Lachaud "je lui avais donné un sujet pourri ! Quelque chose sur Solenopsis fugax où il fallait remuer des tonnes de terre pour trouver la reine ! Et il arrivait à trouver la reine…en me maudissant certainement. Et avec ce sujet pourri il avait pu en tirer quelque chose d’honnête." (mail du 24 mai 2020).

Des confidences à propos de d'André Ledoux "Je ne pense pas avoir exagéré et je ne pense pas peiner quelqu’un puisque Ledoux n’a pas eu de «descendant». Quant à la remarque de Dejean il y a du vrai mais seulement pour une moitié du labo : celle qui ne foutait rien. J’avais au contraire de bonnes relations avec l’autre moitié qui travaillait et encore plus avec mes «correspondants myrmécologues" éloignés. Combien de fois ai-je regretté de ne pouvoir (savoir) changer de labo pour m’intégrer à une équipe dynamique.
Tout cela est insignifiant par rapport au covid et à ce que vont vivre les jeunes.
Le confinement n’est pas un problème quand on a une activité intellectuelle. Pascal n’-t-il pas dit "
Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre»." (mail du 1er mai 2020).
Et aussi sur Georges Le Masne :"En relisant ce que j’ai écrit sur Ledoux, j’ai regretté que personne n’est pu écrire quelques lignes sur Le Masne. Peu productif (mais des papiers de qualité) il avait pourtant des centaines de pages d’observations dans ses tiroirs. Dont un manuscrit achevé sur Plagiolepis grassei auquel il m’avait demandé de collaborer. Il a toujours trouvé une excuse pour le conserver et ne pas le publier ! Mais c’était un perfectionniste qui attendait la énième preuve pour publier. Je pense que dans les années 60/70 il connaissait toute la littérature fourmis. De plus il avait une culture générale encyclopédique. C’était un régal de parcourir la Provence avec lui."
(mail du 1er mai 2020).
Sur Bernard Werber :
Oui, c'est bien Luc Passera (et non Passerat) qui est remercié dans le tome 2 et Le livre secret des fourmis. "Werber avait passé une journée dans mon labo à faire des photocopies et discuter. Puis une autre journée chez Cherix et une dernière chez Chauvin. C’est comme ça que l’on gagne avec 3 bouquins en 3 ans plus qu’un prof dans toute sa vie. C’est Gomel qui lui avait dit «il faudrait peut-être remercier !». Il l’a fait au tome 2 ou 3 … avec faute d’orthographe !" (Mail du 20 juin 2020).

Des publications en français (à compléter..)
- Actes Colloques Insectes Sociaux 1984