Fourmis et biodiversité  

Alain Lenoir mis à jour 26-Jui-2019

L’année 2010 a été consacrée Année de la Biodiversité. En 1980,Thomas Lovejoy (biologiste américian spécialiste de l'Amazonie) introduit le terme de Biological Diversity qui fut repris en 1985, Walter G. Rosen pour l'intitulé du Forum sur la Biological Diversity de 1986 préparé par le National Research Council. Le terme Biodiversité fut consacré par l'entomologiste Edward O. Wilson en l'incluant dans la parution du compte-rendu de ce forum en 1988. En France Robert Barbault (1943-2013) en a été un farouche défenseur, il faisait partie des conseillers de Nicolas Hulot. Pourtant la véritable biodiversité est sans doute à chercher du côté des forêts tropicales [(Basset et al. 2012), voir aussi le film « Il était une forêt » (Jacquet 2013)], en particulier de l'Amazonie et des abysses. Il faut aussi se tourner du côté des organismes inférieurs comme les invertébrés (un million d’insectes (Vincent 2012)) ou encore des bactéries (environ 10 milliards de micro-organismes par gramme de sol (Mulot 2012). Wilson, dans son livre de souvenirs en 1994 parlait déjà de la formidable biodiversité des bactéries (pdf). Près de 18 000 espèces nouvelles d’organismes ont été découvertes en 2011 (Joly 2012). La biodiversité est stupéfiante dans les sols où les fourmis représentent seulement un peu plus de 15 000 espèces dont 80% sont déjà connues, alors qu'il y a des dizaines de milliers d'espèces d'acariens, de nématodes, de protozoaires et encore des millions de bactéries et de champignons à découvrir (Sciama 2017). Et on est loin de connaître toute la biodiversité des sous-sols avec des masses considérables, pouvant descendre jusqu'à 5km de profondeur (Le Monde 2018). Voir le superbe travail de la commission européenne "Atlas européen de la biodiversité du sol" avec deux pages sur les fourmis (Jeffrey et al 2013, p. 115-6). On cite souvent des travaux sur des arbres de forêt tropicale mais même dans nos régions il peut y avoir une biodiversité insoupçonnée. Selon Peter Wohlleben (2017) sur un vieil arbre de la forêt bavaroise il y avait 257 espèces animales et "une poignée de terre forestière contient plus d'organismes vivants qu'il y a d'êtres humains sur terre." (p.99).

Biodiversité en Amazonie :  
"Dans un seul arbre au Pérou, il y a plus d'espèces de fourmis que dans tout le Royaume-Uni" (Vieira 2018).
Stuart Pimm a observé les oiseaux rares des Andes colombiennes qui ont perdu la moitié de leur couvert forestier. Il a conduit des écrivains avec lui et l'un d'eux dit que "le réchauffement climatique est la faute de personne" et que cela mène à l'inaction."Alors préserver une seule espèce d'oiseaux est un acte utile." Rappelons que Edward O. Wilson a fondé le projet Halft-Earth qui a pour ambition de sanctuariser la moitié de la surface terrestre (Joignot 2019)

J'ai eu l'occasion de voir deux façons d'étudier la biodiversité de la forêt tropicale, au Cameroun et au Sarawak.

On insiste beaucoup actuellement sur les interdépendances entre toutes les espèces d'un écosystème où chacun a sa place. On va même encore plus loin avec la proposition de James Lovelock qui considère que notre planète est le plus grand organisme du système solaire et va l'appeler Gaia (déesse de la mer en Grèce). Tous les organismes sont non seulement interdépendants mais interagissent aussi avec la terre (Chauveau 2017). C'est ainsi que les rats ont leur rôle à jouer en ville, il ne faut pas les éradiquer !! (Joly 2028). Donna Haraway a écrite un livre "Manifeste des espèces compagnes" (2003, Climats 2019) où elle englobe dans tout le monde les chiens, les abeilles, le riz ou la flore intestinale (Vincent 2019). Pour certains, toute la planète va s'effondrer (Servigne et Stevens 2015). Tout est interdépendant. Pablo Servigne et Raphaël Stevens (2015) pour expliquer un effondrement possible de nos sociétés s'inspirent des réseaux complexes dans un écosystème comme les prairies avec toutes les interactions entre pollinisateurs et plantes pollinisées (spécialistes avec un seul pollinisateur ou non spécialisées) (texte) (voir Jared Diamond et Bascompte et Jordano 2007). Pour Servigne et al 2018 il faut changer nos modes de pensée. Ils citent E.O. Wilson, "la seule façon de conjurer une crise majeure comme celle de l'extinction des dinosaures il y a 65 millions d'années serait de réserver la moitié de la planète pour le sauvage" (Servigne et al 2018, p. 251). On parle même d'Economie symbiotique" pour éviter la grande catastrophe qui s'annonce sur terre (Delannoy 2017). Et un spécialiste du management, Frédéric Laloux (2017), parle de "Réinventer les organisations" en citant l'exemple de la forêt où la hiérarchie verticale ne peut fonctionner.

La forêt :

Diminution de la biodiversité
Elle est considérable selon tous les experts. On est devant la sixième extinction des espèces (Garric 2016). Les forêts tropicales sont les plus menacées avec la déforestation, par exemple en Indonésie pour cultiver les palmiers à huile ou au Brésil pour le soja transgénique (voir des Atta portant des badges demandant à Angela Merkel d'intervenir pour stopper cette hémoragie). 

Les îles sont particulièrement sensibles à des extinctions importantes en particulier sous l'effet nocif des espèces invasives (Garric 2017d). C'est ainsi que les rats ont envahi l'atoll de Palyra au milieu du Pacifique, mettant en danger les oiseaux marins. On a exterminé tous les rats, et en plus cela a fait disparaître les moustiques Aedes qui étaient arrivés en même temps (Barthélémy 2018).

Les populations de vertébrés ont chuté de 58% entre 1970 et 2012 selon une étude publiée par le WWF. Tous les travaux confirment ce recul à la fois en termes de populations qui déclinent et d'étendue (Garric 2017c). Selon l'IPBES (Plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité) cela menace toute l'humanité (Garric et Le Hir 2018). Selon deux études du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris, en 15 ans 30% des oiseaux des champs ont disparu (Foucart 2018a, Geoffroy 2018, mais pour Stéphane Foucart 2018c les effets des pesticides ont été minimisés). Les hirondelles aussi sont en diminution sévère chez nous (Vincent 2018). Les pesticides néonicotinoïdes ne tuent pas que les insectes mais aussi les oiseaux qui mangent des graines enrobées de pesticides (Foucart 2018b). Plus généralement on assiste à un effondement de la biodiversité (Garric 2017). Les singes pourraient disparaître dans ce siècle (Garric 2017a). Même le bruit émis par les humains perturbe les écosystèmes et peut mettre en danger des espèces protégées comme des oiseaux ou des batraciens (Garric 2017b). Les milieux d'eau douce sont très affectés, 38% pour les espèces terrestres. J'ai eu l'occasion de voir récemment des films des années 1980 en super8 qui ont été scannérisés, c'est impressionnant d'entendre les oiseaux chanter près de nos maisons.. cela a complètement disparu dans de nombreux endroits. Les sols dans nos régions deviennent stériles et "Il y a urgence à sauver les vers de terre" (Gatineau 2018). Tous les travaux confirment bien le déclin de la faune française, même si l'on peut faire confiance à la résilience de la nature selon Bruno David, le président du MNHN (Foucart 2019). Vive les envahisseurs ?? A Hawaï un oiseau envahisseur aurait plutôt un rôle positif dans la dispersion des graines... Voir Fourmis invasives

La sixième extinction de masse est en cours et l’IPBES (Plateforme Intergouvernementale sur la Biodiversité et les Services Écosystémiques), un organisme international se réunit à Paris la première semaine de mai 2019 pour alerter le monde entier (Le Hir 2019). La prochaine journée mondiale pour la biodiversité est le 22 mai 2019.

Un exemple : le cas des singes hurleurs en forêt amazonienne. Les cris de ces singes sont terrifiants comme j'ai pu les entendre au camp des Nouragues en Guyane. Pourtant ils sont en diminution considérable à cause de déforestation et de la fragmentation des habitats.

  

Ce n'est pas d'aujourd'hui que l'homme a perturbé la biodiversité, en particulier celle des grands mammifères comme ceux d'Amérique du Nord en Alaska depuis 125 000 ans (Herzberg 2018).

Les perturbateurs endocriniens vont sans doute agir sur la biodiversité; c'est connu depuis les travaux de Rachel Carson sur la diminution drastique des populations de rapaces sous l'effet du DDT et cela devient dramatique (Voir Demeinex 2018).

Déclin des insectes
C'est encore plus valable pour les insectes dont le déclin massif menace l'agriculture (Foucart 2014). En Allemagne on a estimé à 80-90% la perte de la quantité d’insectes piégés en forêt entre 1989 et 2013. Les vers-luisants semblent être affectés de manière considérable (Vogel 2017). Ces données ont été présentées plus récemment et mieux exploitées en statistiques dans un article de Plos One (Hallmann et al 2017, l'article de Vogel n'est pas cité !!; voir Foucart 2017c et Fraval 2017). La disparition des insectes met en péril la pollinisation de 80% des plantes sauvages (Garric 2017e). D'ailleurs il suffit de regarder le pare-brise et la calandre des voitures pour constater qu'ils restent propres (signalé aussi par Martin van Lexmond (dans Foucart 2014)). Pourtant cette année en juin 2017, il y a eu une explosion des insectes volants comme ont pu en témoigner les chasseurs de papillons de nuit, et j'ai même vu quelques rares vers-luisants alors qu'ils sont signalés comme en disparition (par exemple par Pasolini en 1975, Nicolino et Veillerette 2018, p.8). Dans ce même livre (p.13), les auteurs remarquent que Fabre à partir de 1879 à l'Harmas trouve facilement des quantités d'insectes

  Dispartion des vers-luisants :  

Dessin de S. Millet (Le Monde 20 oct 17) :        

Le déclin des insectes confirmé.. La disparition des insectes sur la planète. Bel article d'australiens dans Biological Conservation, ils font une revue de la littérature mondiale et c'est catastrophique : 40% des espèces sont concernées. Les pesticides néonicotinoïdes et le fipronil introduits depuis les années 90 ont des effets dévatasteurs, incluant les oiseaux qui ne trouvent plus d'insectes (syndrome du pare-brise, que je signale plus haut). On sait peu de choses sur les fourmis (Sanchez-Bayo et Wychyus 2019, voir articles du Monde). Selon France24 c'est "Près d'un tiers des espèces d'insectes sont menacées d'extinction, s'alarment les auteurs d'une synthèse, à paraître en avril. Soit le plus massif épisode d'extinction depuis la disparition des dinosaures."

Pourtant tout n'est pas perdu : Fred Vargas dans son livre "L'humanité en péril" (Flammarion 2019) dit que "La mère Nature... nous envoie un ultimatum sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivrons, car très résistantes" (p.10).

Et d'éminents chercheurs agronomes comme Marc Dufumier comme font leur agiornamento "En 1968, je suis parti en mission à Madagascar. J’étais un jeune agronome sortant de l’école, formaté et pétri de certitudes concernant le bien-fondé des engrais de synthèse, des variétés végétales à haut potentiel de rendement et de toutes les techniques agrochimiques. Les rizières inondées fourmillent de vie : poissons, escargots, grenouilles, canards qui s’occupaient de manger les ravageurs et les mauvaises herbes… Tout ce système fonctionnait très bien, et me voilà qui arrivais avec mon riz high-tech, mes produits chimiques, et qui tuais tous ces poissons, ces canards, ces escargots, bref, toutes les sources de protéines.
Ces femmes malgaches m’ont dit : « Votre riziculture améliorée merci, mais on trouve que c’est plutôt une riziculture empirée. » Elles avaient entièrement raison ! J’ai eu la chance de me rendre compte très tôt que leur objet de travail était un agroécosystème d’une profonde complexité et que raisonner uniquement en termes de génétique, de rendement, d’engrais, etc., ne menait nulle part. Pour être efficace, il faut d’abord bien connaître le fonctionnement de l’écosystème dans sa globalité.
" (Goubet 2019)

Les insectes pollinisateurs comme les abeilles solitaires ou les bourdons sont menacés. En Europe, sur les 68 espèces présentes, 30 sont en recul ou menacées d'extinction (Le Hir 2015). Le bourdon Bombus affinis en voie de disparition aux USA vient d'être classé comme animal à protéger par Barack Obama en janvier 2017 (Foucart 2017). En Europe il y a 123 espèces d'insectes protégés, soit 0,12% des 105 000 espèces connues, et ce sont les plus gros, les plus beaux qui sont protégés.. (Leandro et al 2017, voir Garric 2017e). Il faudra changer de paradigme et "les protéger tous" selon Audrey Garric. L'éclairage nocturne artificiel est aussi néfaste pour la pollinisation nocturne. Le cirse maraîcher a une furtification réduite de 13% si on éclaire artiiciellement le champ la nuit (Dabonneville 2017). Voir une carte de l'éclairage nocturne en France.

On estime que les araignées sont les principaux prédateurs d'insectes dans le monde, cela pourrait être 400-800 millions de tonnes par an (poids frais) ! Soit 1/1 000 de la production biotique primaire. En forêt tropicale on a 17.3 g /m2/an, dans nos régions cela tombe à 3.6 mais en zone de monoculture à 0.25 car les araignées n'ont pas le temps de se réinstaller (Nyffeler et Birkhofer 2017). Je crois surtout qu'en monoculture il n'y a plus du tout d'insectes !

Biodiversité des fourmis
Pheidole drogon a été classée dans le Top 10 des nouvelles espèces découvertes en 2017 (Le Monde du 24 mai 2017). C'est la mode de donner des noms marquants, par exemple une crevette qui s'appelle "Pink Flyod" parce qu'elle émet des clics avec ses pinces.
Diverses fourmis parasites rares peuvent être considérées comme fragiles et en danger si leurs hôtes sont en diminution. C'est sans doute le cas de Formicoxenus nitidulus parasite des Formica du groupe rufa (Harkonen et Sorvari 2017). J'ai pu constater que certains nids de Formica du groupe rufa où je trouvais des Formicoxenus il y a quelques années en sont maintenant dépourvus.

Fourmis comme bioindicateurs
- Les forêts tropicale humides (FTH) sont fondamentales pour la biodiversité (Gibson et al. 2011; Sender 2011– voir les études en Guyane de Marot 2011). La déforestation de la forêt amazonienne est dramatique, « Il faut un effort de guerre pour reboiser l’Amazonie » selon Antonio Donato Nobre (Bourcier 2014). Dans ces zones tropicales les fourmis sont de bons indicateurs de modifications environnementales dans la forêt comme cela a été vérifié en Equateur (Tiede et al 2017). Pour cela on utilise des pots-pièges (pitfalls) ou des systèmes Winkler (extraction à partir de prélèvement de terre) (revue de Donoso 2017). En Amazonie les fourmis sont de bons indicateurs de la fragmentation (Carvalho and Vasconcelos 1999).

- Dans certains milieux en danger comme les tourbières on utilise les fourmis et les carabes comme bioindicateurs de l'état du milieu, par exemple en Croatie (Brigic et al 2017).

- Les fourmis sont utilisées comme indicateurs après les feux de forêts en Australie (Beaumont et al. 2012), de l'
état des forêts et de la fragmentation dans la région de Barcelone en utilisant la fourmi d’Argentine, la fourmi aztèque Lasius neglectus et des espèces parasites (Bernal and Espadaler 2013).

- Elles sont de bons indicateurs de l’état des pinèdes cultivées en Espagne centrale : il faut 8 ans après une coupe pour retrouver un bon équilibre (Gómez and Abril 2011).

- Dans la Crau, après la rupture d'un oléoduc en 2009, des reines de Messor ont été réintroduites pour faciliter la recolonisation des graminées (Le Hir 2014) comme indiqué sur ce dessin de l'exposition Fourmis de Rennes (voir Expositions fourmis):

   

Olivier Blight et Eric Provost au travail pour implanter des reines      

- La diversité des fourmis est utlisée comme indicateur de l'état d'anciennes mines en Sardaigne (Satta et al. 2012).

Quelques citations :
- La réponse de certains à la disparition des pollinisateurs : "La disparition des insectes n'est pas un problème économique si l'on croit pouvoir développer des microdrones pour polliniser les cultures." De Antoinin Pottier, interview par Stéphane Foucart, Le Monde 3 décembre 2016, p. 6. Pdf - autre citation "La disparition des abeilles n'est d'ailleurs pas une si mauvaise nouvelle pour certains économistes puisqu'elle pourrait conduire au développement et à la commercialisation de solutions techniques de pollinisation" (Foucart 2017b)
- Selon le philosophe Baptiste Morizot (Vincent 2016) : "On a longtemps cru qu'il fallait exploiter plus efficacement la nature pour améliorer nos conditions de vie humaine; on commence à comprendre, que pour atteindre cet objectif, il faut apprendre à mieux cohabiter avec les autres créatures de la terre."
- "Les besoins d'une bactérie, d'une huître, d'une souris ou d'un être humain sont différents, mais dans la biosphère toutes ces espèces sont interdépendantes les unes des autres." (Ricard 2013, p. 195).
- « Ainsi, les pires atteintes à la biodiversité susceptibles de mettre en danger l’avenir de l’humanité ne viendront pas de l’extinction des tigres ou des gorilles, mais de la disparition de ces multitudes de micro-organismes qui sont des partenaires silencieux de notre évolution. La course à l’asepsie est devenue une ineptie anti-évolutionniste dont les maladies nosocomiales ne donnent qu’un petit aperçu. Réapprenons à vivre avec les micro-organismes ! » (Picq 2013).

- Fourmis, araignées, hémiptères et coléoptères sont de bons indicateurs de communautés mais c'est peu vendable : le directeur de projet SOS de l’IUCN déclare au Monde que les fourmis ne sont pas vendables « Vous en voyez une (équipe) se baptiser les fourmis du Cameroun ? » (Vincent 2012).
- « Tous désormais le reconnaissent – même les apprentis sorciers du nucléaire, même l’EDF, même Péchiney, même Rhône-Poulenc, même les chantres de l’autoroute urbaine, même les « enrésineurs » confondant plantations d’arbres et forêt, même les « remembreurs » menant une joyeuse croisade contre les haies, pieds-dans-l’eau » de l’élégante mégatermitière de béton type baie des Anges, Grande-Motte ou Leucate, … , tous, oui, aujourd’hui le savent : on ne pourra plus désormais faire impunément n’importe quoi n’importe où… Il va falloir prendre au sérieux l’avenir de notre petite planète – la seule dont nous disposons – et à veiller à ce que la vie, sous toutes ses formes végétale, animale et humaine, ne risque plus d’en disparaître sous les efforts conjugués des pollueurs, des massacreurs, des pyrotechniciens de l’atome ou des bétonneurs
Théodore Monod dans « Et si l’aventure humaine devait échouer ? » (Grasset, 2000).
-
Catherine Clément « Mémoire » (Stock 2009). p.132 : le président Mao a fait tuer les oiseaux pour protéger les champs que les insectes dévastèrent du même coup.

Voir
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