Biodiversité  

Alain Lenoir mis à jour 20-Jan-2021

Voir Biodiversité des fourmis - Nombre de fourmis - Fourmis bioindicateurs - Biomasse des fourmis - Destruction des forêts -

L’année 2010 a été consacrée Année de la Biodiversité. En 1980,Thomas Lovejoy (biologiste américian spécialiste de l'Amazonie) introduit le terme de Biological Diversity qui fut repris en 1985, Walter G. Rosen pour l'intitulé du Forum sur la Biological Diversity de 1986 préparé par le National Research Council. Le terme Biodiversité fut consacré par l'entomologiste Edward O. Wilson en l'incluant dans la parution du compte-rendu de ce forum en 1988. En France Robert Barbault (1943-2013) en a été un farouche défenseur, il faisait partie des conseillers de Nicolas Hulot. Pourtant la véritable biodiversité est sans doute à chercher du côté des forêts tropicales [(Basset et al. 2012), voir aussi le film « Il était une forêt » (Jacquet 2013)], en particulier de l'Amazonie et des abysses. Il faut aussi se tourner du côté des organismes inférieurs comme les invertébrés (un million d’insectes (Vincent 2012)) ou encore des bactéries (environ 10 milliards de micro-organismes par gramme de sol (Mulot 2012). Wilson, dans son livre de souvenirs en 1994 parlait déjà de la formidable biodiversité des bactéries (pdf). Près de 18 000 espèces nouvelles d’organismes ont été découvertes en 2011 (Joly 2012). La biodiversité est stupéfiante dans les sols où les fourmis représentent seulement un peu plus de 15 000 espèces dont 80% sont déjà connues, alors qu'il y a des dizaines de milliers d'espèces d'acariens, de nématodes, de protozoaires et encore des millions de bactéries et de champignons à découvrir (Sciama 2017). Et on est loin de connaître toute la biodiversité des sous-sols avec des masses considérables, pouvant descendre jusqu'à 5km de profondeur (Le Monde 2018). Voir le superbe travail de la commission européenne "Atlas européen de la biodiversité du sol" avec deux pages sur les fourmis (Jeffrey et al 2013, p. 115-6). On cite souvent des travaux sur des arbres de forêt tropicale mais même dans nos régions il peut y avoir une biodiversité insoupçonnée. Selon Peter Wohlleben (2017) sur un vieil arbre de la forêt bavaroise il y avait 257 espèces animales et "une poignée de terre forestière contient plus d'organismes vivants qu'il y a d'êtres humains sur terre." (p.99). Le rôle des vers de terre comme ingénieurs du sol est examiné sur près de 7 000 sites dans le monde avec tous les problèmes du changement climatique (Goubet 2019b).

Selon le Bull UIEIS-Toulouse-1988 les insectes en milieu tropical sont très abondants

Deux articles très intéressants sur la dégradation de la biodiversité, en particulier la destruction des forêts tropicales, ce qui favorise la dispersion des maladies, en particulier des maladies virales comme le Covid.. Un nouveau nom : les zoonoses, maladies produites par la transmission d'un agent pathogène entre animaux et humains (Mouterde 2020 et Valo 2020). Quelques extraits : Etude des écosystèmes, Néonicotinoïdes, Antibiotiques, Déforestation. Voir aussi : Covid-19 et biodiversité : vers une nouvelle forme de cohabitation entre les humains et l’ensemble des vivants non-humains. Note de la FRB et de son Conseil scientifique  (avril 2020).

Biodiversité en Amazonie :           

"Dans un seul arbre au Pérou, il y a plus d'espèces de fourmis que dans tout le Royaume-Uni" (Vieira 2018). Stuart Pimm a observé les oiseaux rares des Andes colombiennes qui ont perdu la moitié de leur couvert forestier. Il a conduit des écrivains avec lui et l'un d'eux dit que "le réchauffement climatique est la faute de personne" et que cela mène à l'inaction."Alors préserver une seule espèce d'oiseaux est un acte utile." Rappelons que Edward O. Wilson a fondé le projet Halft-Earth qui a pour ambition de sanctuariser la moitié de la surface terrestre (Joignot 2019)

J'ai eu l'occasion de voir deux façons d'étudier la biodiversité de la forêt tropicale, au Cameroun et au Sarawak. L'IRBI envisage de mettre des appareils sur la canopée aussi en forêt d'Orléans (Pdf)

On insiste beaucoup actuellement sur les interdépendances entre toutes les espèces d'un écosystème où chacun a sa place. On va même encore plus loin avec la proposition de James Lovelock qui considère que notre planète est le plus grand organisme du système solaire et va l'appeler Gaia (déesse de la mer en Grèce). Voir "L'hypothèse Gaîa de James Lovelock", de M. Bousquet et P. Olivero, 2019). Tous les organismes sont non seulement interdépendants mais interagissent aussi avec la terre (Chauveau 2017). C'est ainsi que les rats ont leur rôle à jouer en ville, il ne faut pas les éradiquer !! (Joly 2028). Donna Haraway a écrite un livre "Manifeste des espèces compagnes" (2003, Climats 2019) où elle englobe dans tout le monde les chiens, les abeilles, le riz ou la flore intestinale (Vincent 2019). Pour certains, toute la planète va s'effondrer (Servigne et Stevens 2015). Tout est interdépendant. Pablo Servigne et Raphaël Stevens (2015) pour expliquer un effondrement possible de nos sociétés s'inspirent des réseaux complexes dans un écosystème comme les prairies avec toutes les interactions entre pollinisateurs et plantes pollinisées (spécialistes avec un seul pollinisateur ou non spécialisées) (texte) (voir Jared Diamond et Bascompte et Jordano 2007). Pour Servigne et al 2018 il faut changer nos modes de pensée. Ils citent E.O. Wilson, "la seule façon de conjurer une crise majeure comme celle de l'extinction des dinosaures il y a 65 millions d'années serait de réserver la moitié de la planète pour le sauvage" (Servigne et al 2018, p. 251). On parle même d'Economie symbiotique" pour éviter la grande catastrophe qui s'annonce sur terre (Delannoy 2017). Et un spécialiste du management, Frédéric Laloux (2017), parle de "Réinventer les organisations" en citant l'exemple de la forêt où la hiérarchie verticale ne peut fonctionner. Cela intéresse de plus en plus les agriculteurs qui doivent retrouver la place de tous les éléments d'un agrosystème. C'est ainsi que Johanna Villenave-Chasset (Boquen 2019) a créé un laboratoire (Flor'Insectes) pour aider les agriculteurs à la recherche d'une alternative biologique aux pesticides.

La forêt :

Diminution de la biodiversité
Elle est considérable selon tous les experts. On est devant la sixième extinction des espèces (Garric 2016). Les forêts tropicales sont les plus menacées avec la déforestation, par exemple en Indonésie pour cultiver les palmiers à huile ou au Brésil pour le soja transgénique (voir des Atta portant des badges demandant à Angela Merkel d'intervenir pour stopper cette hémoragie). 

Les îles sont particulièrement sensibles à des extinctions importantes en particulier sous l'effet nocif des espèces invasives (Garric 2017d). C'est ainsi que les rats ont envahi l'atoll de Palyra au milieu du Pacifique, mettant en danger les oiseaux marins. On a exterminé tous les rats, et en plus cela a fait disparaître les moustiques Aedes qui étaient arrivés en même temps (Barthélémy 2018).

Les populations de vertébrés ont chuté de 58% entre 1970 et 2012 selon une étude publiée par le WWF. Tous les travaux confirment ce recul à la fois en termes de populations qui déclinent et d'étendue (Garric 2017c), même si ce chiffre est discuté car très varaible selon les espèces et localités (Mouterde 2020). Selon l'IPBES (Plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité) cela menace toute l'humanité (Garric et Le Hir 2018). Selon deux études du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris, en 15 ans 30% des oiseaux des champs ont disparu (Foucart 2018a, Geoffroy 2018, mais pour Stéphane Foucart 2018c les effets des pesticides ont été minimisés). Les hirondelles aussi sont en diminution sévère chez nous (Vincent 2018). Les pesticides néonicotinoïdes ne tuent pas que les insectes mais aussi les oiseaux qui mangent des graines enrobées de pesticides (Foucart 2018b). Plus généralement on assiste à un effondement de la biodiversité (Garric 2017). Les singes pourraient disparaître dans ce siècle (Garric 2017a). Même le bruit émis par les humains perturbe les écosystèmes et peut mettre en danger des espèces protégées comme des oiseaux ou des batraciens (Garric 2017b). Les milieux d'eau douce sont très affectés, 38% pour les espèces terrestres. J'ai eu l'occasion de voir récemment des films des années 1980 en super8 qui ont été scannérisés, c'est impressionnant d'entendre les oiseaux chanter près de nos maisons.. cela a complètement disparu dans de nombreux endroits. Les sols dans nos régions deviennent stériles et "Il y a urgence à sauver les vers de terre" (Gatineau 2018). Tous les travaux confirment bien le déclin de la faune française, même si l'on peut faire confiance à la résilience de la nature selon Bruno David, le président du MNHN (Foucart 2019). Vive les envahisseurs ?? A Hawaï un oiseau envahisseur aurait plutôt un rôle positif dans la dispersion des graines... Voir Fourmis invasives

La sixième extinction de masse est en cours et l’IPBES (Plateforme Intergouvernementale sur la Biodiversité et les Services Écosystémiques), un organisme international s'est réunit à Paris la première semaine de mai 2019 pour alerter le monde entier (Le Hir 2019). La dernière journée mondiale pour la biodiversité était le 22 mai 2019. Selon lBPES il existerait 1,7 millions de virus inconnus chez les animaux et 540 000 à 850 000 pourraient infectieux pour les humains. Il faut entre autres réduire l'agriculture intensive et le commerce des animaux sauvages (Thiberge 2020).

La chute de biodiversité est liée en grande partie à la déforestation massive. Un symbole : Colibri dans le Béarn ? Non bien sûr, celui-ci vient du Costa Rica. Le colibri est un symbole de la destruction de la planète. La légende du colibri est racontée par Pierre Rabhi : Colibris tire son nom d’une légende amérindienne, racontée par Pierre Rabhi, son fondateur : Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : "Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! " Et le colibri lui répondit : "Je le sais, mais je fais ma part." Voir une fourmi qui sonne le signal de danger pour la planète, dans "J'aimerais tant me tromper", de Pierre Rabhi, Dialogue avec Denis Lafay, dessins de Pascal Lemaître (éd L'Aube, 2020)  

           

Un exemple : le cas des singes hurleurs en forêt amazonienne. Les cris de ces singes sont terrifiants comme j'ai pu les entendre au camp des Nouragues en Guyane. Pourtant ils sont en diminution considérable à cause de déforestation et de la fragmentation des habitats.

  

Ce n'est pas d'aujourd'hui que l'homme a perturbé la biodiversité, en particulier celle des grands mammifères comme ceux d'Amérique du Nord en Alaska depuis 125 000 ans (Herzberg 2018).

Les perturbateurs endocriniens vont sans doute agir sur la biodiversité; c'est connu depuis les travaux de Rachel Carson sur la diminution drastique des populations de rapaces sous l'effet du DDT et cela devient dramatique (Voir Demeinex 2018).

Un travail de fourmi pour sauver les perdrix en pays picard. Une expérience inédite est menée pour ramener les insectes en plaine et permettre de nourrir les oiseaux dont le nombre baisse. L’objectif est aussi de rééquilibrer la biodiversité (Lien - réservé abonnés).

Pourtant tout n'est pas perdu : Fred Vargas dans son livre "L'humanité en péril" (Flammarion 2019) dit que "La mère Nature... nous envoie un ultimatum sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivrons, car très résistantes" (p.10).

Et d'éminents chercheurs agronomes comme Marc Dufumier comme font leur agiornamento "En 1968, je suis parti en mission à Madagascar. J’étais un jeune agronome sortant de l’école, formaté et pétri de certitudes concernant le bien-fondé des engrais de synthèse, des variétés végétales à haut potentiel de rendement et de toutes les techniques agrochimiques. Les rizières inondées fourmillent de vie : poissons, escargots, grenouilles, canards qui s’occupaient de manger les ravageurs et les mauvaises herbes… Tout ce système fonctionnait très bien, et me voilà qui arrivais avec mon riz high-tech, mes produits chimiques, et qui tuais tous ces poissons, ces canards, ces escargots, bref, toutes les sources de protéines.
Ces femmes malgaches m’ont dit : « Votre riziculture améliorée merci, mais on trouve que c’est plutôt une riziculture empirée. » Elles avaient entièrement raison ! J’ai eu la chance de me rendre compte très tôt que leur objet de travail était un agroécosystème d’une profonde complexité et que raisonner uniquement en termes de génétique, de rendement, d’engrais, etc., ne menait nulle part. Pour être efficace, il faut d’abord bien connaître le fonctionnement de l’écosystème dans sa globalité.
" (Goubet 2019)

Quelques citations :
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La planète au pillage, de Fairfield Osborn (1948,Traduction française 1949, Actes Sud 2008 avec préface de Pierre Rabhi). Livre pionnier qui alerte déjà sur les risques d'épuisement de la nature. Les conquêtes de divers continents se sont accompagnés de destructions considérables d'habitats. "Aveugle à la nécessité de coopérer avec la nature, l'homme passe son temps à détruire les ressources de sa propre vie. Encore un siècle comme celui qui vient de s'écouler et la civilisation se trouvera en face de la crise finale." (p.47). Il avait compris que dans la nature tout est lié "Dans cette grande machine qu'est la nature chaque pièce dépend de toutes les autres. Retirez-en l'une des plus importantes et c'est toute la machine qui va s'arrêter." (p.57).  Il observe les effets dramatiques des insecticides à bas d'arsenic et du DDT bien avant Rachel Carson avec la diminution du nombre d'oiseaux, de poissons (p.70).
- La réponse de certains à la disparition des pollinisateurs : "La disparition des insectes n'est pas un problème économique si l'on croit pouvoir développer des microdrones pour polliniser les cultures." De Antoinin Pottier, interview par Stéphane Foucart, Le Monde 3 décembre 2016, p. 6. Pdf - autre citation "La disparition des abeilles n'est d'ailleurs pas une si mauvaise nouvelle pour certains économistes puisqu'elle pourrait conduire au développement et à la commercialisation de solutions techniques de pollinisation" (Foucart 2017b)
- Selon le philosophe Baptiste Morizot (Vincent 2016) : "On a longtemps cru qu'il fallait exploiter plus efficacement la nature pour améliorer nos conditions de vie humaine; on commence à comprendre, que pour atteindre cet objectif, il faut apprendre à mieux cohabiter avec les autres créatures de la terre."
- "Les besoins d'une bactérie, d'une huître, d'une souris ou d'un être humain sont différents, mais dans la biosphère toutes ces espèces sont interdépendantes les unes des autres." (Ricard 2013, p. 195).
- « Ainsi, les pires atteintes à la biodiversité susceptibles de mettre en danger l’avenir de l’humanité ne viendront pas de l’extinction des tigres ou des gorilles, mais de la disparition de ces multitudes de micro-organismes qui sont des partenaires silencieux de notre évolution. La course à l’asepsie est devenue une ineptie anti-évolutionniste dont les maladies nosocomiales ne donnent qu’un petit aperçu. Réapprenons à vivre avec les micro-organismes ! » (Picq 2013).

- Fourmis, araignées, hémiptères et coléoptères sont de bons indicateurs de communautés mais c'est peu vendable : le directeur de projet SOS de l’IUCN déclare au Monde que les fourmis ne sont pas vendables « Vous en voyez une (équipe) se baptiser les fourmis du Cameroun ? » (Vincent 2012).
- « Tous désormais le reconnaissent – même les apprentis sorciers du nucléaire, même l’EDF, même Péchiney, même Rhône-Poulenc, même les chantres de l’autoroute urbaine, même les « enrésineurs » confondant plantations d’arbres et forêt, même les « remembreurs » menant une joyeuse croisade contre les haies, pieds-dans-l’eau » de l’élégante mégatermitière de béton type baie des Anges, Grande-Motte ou Leucate, … , tous, oui, aujourd’hui le savent : on ne pourra plus désormais faire impunément n’importe quoi n’importe où… Il va falloir prendre au sérieux l’avenir de notre petite planète – la seule dont nous disposons – et à veiller à ce que la vie, sous toutes ses formes végétale, animale et humaine, ne risque plus d’en disparaître sous les efforts conjugués des pollueurs, des massacreurs, des pyrotechniciens de l’atome ou des bétonneurs
Théodore Monod dans « Et si l’aventure humaine devait échouer ? » (Grasset, 2000).
- Catherine Clément dans « Mémoire » (Stock 2009). p.132 : le président Mao a fait tuer les oiseaux pour protéger les champs que les insectes dévastèrent du même coup. 

- Selon Mouterde dans le Monde du 8 avril 2020 :

Le syndrome du pare-brise (Ça m'Intéresse janvier 2020, p.24)

Charlotte Gainsbourg lit "La troisième révolution" que l'on doit commencer. Et si on n'y arrive pas les fourmis et les araignées nous survivrons.. Lien sur Facebook

Citations :
Au Brésil "Les sans-terre ont pris le virage de l'agroécologie avant tout le monde, dès la fin des années 1990. "On avait des camarades qui souffraient d'intoxication. Dans les champs, on voyait qu'il n'y avait plus un rat, plus un insecte. On a compris qu'il fallait vite changer quelque chose." (Meyerfeld 2021).

Voir
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- Bascompte, J. and P. Jordano (2007). Plant-animal mutualistic networks: the architecture of biodiversity. Annual Review of Ecology and Systematics 38: 567-593.
- Basset, Y., L. Cizek, P. Cuénoud, R. K. Didham, F. Guilhaumon, O. Missa, V. Novotny, F. Ødegaard, T. Roslin, J. Schmidl, et al. (2012). Arthropod Diversity in a Tropical Forest. Science 338(6113): 1481-1484. 10.1126/science.1226727
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- Bousquet M., Olivero P. (2019). L'hypothèse Gaîa de James Lovelock", Théories Scientifiques, éd du Sens 2019. Pdf
- Chauveau, L. (2017). Gaia. La terre, un être vivant ? Sciences et Avenir Hors Série juillet-août 2017: p. 33-39.
- Delannoy, I. (2017). L'économie symbiotique, Actes Sud.
- Demeinex, B. (2018) Perturbation endocrinienne et biodiversité. 3 janvier 2018, p. https://www.sfecologie.org/regard/r77-perturbation-endocrinienne-barbara-demeneix Pdf
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-
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- Garric, A. (2017a). Les singes pourraient disparaître d'ici 25 à 50 ans. Le Monde 20 janvier 2017. p. 6.
- Garric, A. (2017b). Le bruit humain menace les espèces protégées. Le Monde Samedi 6 mai 2017. p. 14. Pdf
- Garric, A. (2017c). L'extinction de masse des animaux s'accélère. Le Monde 12 juillet 2017. p. 8.
- Garric, A. (2017d) « Les îles sont des épicentres du déclin de la biodiversité ». lemonde.fr, 26 octobre 2017, http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2017/10/26/comment-sauver-40-des-especes-de-vertebres-en-danger-critique-d-extinction_5206262_1652692.html#HxUqyR7qfr6t4qkk.99. Pdf
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- Gatineau, C. (2018). Il y a urgence à sauver le ver de terre. Le Monde 23-24 décembre 2018. p. 20.
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-
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-
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