Wilson (Edward Osborne) (1929-)

Alain Lenoir mis à jour 10-Fév-2019


           

  avec Bert Hölldobler

à Louvain en 1991 avec Van Boven et Raignier :    

Alain Lenoir mis à jour 10-Fév-2019

Voir le livre de souvenirs de Wilson : Naturaliste (2000, traduction de "Naturalist" par Carine Chichereau, Bartillat éd.)

En 1988, il consacra le terme biodiversité, développé au début du XXIe siècle ; champ scientifique dans lequel, depuis, il met ses expertises à contribution. Les graves menaces qui pèsent sur la biodiversité sont la préoccupation majeure d'Edward O. Wilson, c'est un combat qu'il poursuit avec ses livres (Wikipedia). Il émit aussi à cette époque l'hypothèse de la biophilie "qui postule que l'espèce humaine a une tendance innée, inscrite génétiquement, à rechercher le contact avec la nature dans le but d'assurer une meilleure adaptation possible à son environnement." (Alix Cosquer, dans Vincent 2018) ou "puissant sentiment d'affection" qui existe dès l'enfance "qui nous pousse à aller spontanément avec les pigeons, les coccinelles,  les papillons, les fourmis .." (Servigne et al 2018, p. 212). Ces auteurs citent aussi Wilson pour qui "la seule façon de conjurer une crise majeure comme celle de l'extinction des dinosaures il y a 65 millions d'années serait de réserver la moitié de la planète pour le sauvage" (p. 251). Edward O. Wilson a fondé le projet Halft-Earth qui a pour ambition de sanctuariser la moitié de la surface terrestre (Joignot 2019)

Voir
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Joignot, F. (2019). Vivre sans les oiseaux. Le Monde 9 février 2019. p. 5. Voir extrait
- Servigne, P., R. Stevens and G. Chapelle (2018). Une autre fin du monde est possible, Seuil.
- Vincent, C. (2018). "La crise écologique impose une politique d'éducation à la nature plus ambitieuse". Interview d'Alix Cosquer. Le Monde Idées 22 décembre 2018. p. 2.