Myrmécologue                           

Mis à jour le 04-Déc-2020

Un myrmécologue (du grec myrmex = fourmis) est un chercheur qui consacre ses efforts à l’étude des fourmis, que ce soit leur systématique, leur écologie, leurs traits de vie, leur physiologie ou leurs comportements (Futura Science). Spécialiste de myrmécologie selon Larousse.

Dans la reine des fourmis a disparu, Albin Michel 1996

et dans Galantz (2015)  

Eh oui, beaucoup d'administration :

et dans un labo :

Les myrmécologues chercheurs se retrouvent dans la SF-UIEIS (Section Française de l'Union Internationale pour l'Etude des Insectes Sociaux). La Section française organise des stages de formation à la connaissance des fourmis comme à Banyuls en 2013.

A côté des professionnels il existe de nombreux myrmécologues amateurs que l'on peut trouver en France dans l'association ANTAREA (Etude, identification, répartition, localisation des fourmis françaises métropolitaines) ou en Espagne AIM (Asociación Ibérica de Mirmecología). Les associations organisent des stages d'identification des fourmis :

               

Le myrmécologue Alain Lenoir en pleine action pour creuser un nid de Messor près d'Argelès (1992, avec Javier Retana) :

et en 2016

Les myrmécologues sont aussi avant tout des entomologistes passionnés :

Quelques noms de fourmis baptisées par les myrmécologues :
- Une fourmi nommée en l'honneur du groupe de rock Radiohead : Sericomyrmex radioheadi

Quelques citations sur les entomologistes et myrmécologues :

- Dans Belzébuth ne mordra plus, de Luc Passera - "Le myrmécologue est un savant qui étudie les fourmis. Éva qui avait pris l'option latin en cinquième décréta : "Formicologue aurait été plus clair".

- La passion de Marion Cordonnier pour les fourmis : "Ce n’était pas une passion innée ! C’est venu très tard, et complètement par hasard. Je me souviens même avoir dit pendant mes premières années à l’université qu’il fallait être fou pour travailler « uniquement sur les fourmis » ! A cette époque, j’aurais juré m’ennuyer au bout de quelques jours en travaillant sur un modèle si petit et sans poils. Dans mon imaginaire d’alors, les fourmis n’étaient pas poilues, et beaucoup moins intéressantes que les lynx, les sitelles ou les rainettes." (Juin 2020)

- Les fourmis dans l'intelligence artificielle, par Houssen Moshinaly (Lien) : "Quand est-ce que vous vous êtes préoccupés des fourmis qu’il y a dans votre maison ou votre jardin. Tout le monde s’en fout des fourmis à part les spécialistes des fourmis et encore, jamais il ne viendra à l’idée d’un entomologiste de se comparer, à niveau égal, à une fourmi." (11 mai 2020)

- "Je suis myrmécologue. C'est comme cela qu'on appelle une biologiste qui s'intéresse aux fourmis. "Etudier les fourmis ??? Et on te paie pour faire ça ?" Telle était la réaction d'une copine que je n'avais pas vue depuis des années. Je suis maintenant habituée à ce que certains de mes amis manifestent une sorte d'incompréhension totale que je ne fasse rien de plus "utile". " (Bertelsmeier 2019, p.9).
- Un mail reçu le 12 juillet 2018 par un jeune animateur de maison de la nature "Je suis passionné par les fourmis et j'aimerais en faire mon métier". Ils sont nombreux... il faut de la passion et peu y arriveront..
- Boris Cyrulnik dans La grande librairie du 14 septembre 2017 en réponse à une question de Busnel sur ses passe-temps favoris, a répondu à peu près ceci : "Je me souviens avoir passé des heures à observer les fourmis. C'est une vocation de paresseux parce qu'on observe les fourmis couché et cette position couchée me convenait et il se passait des phénomènes fantastiques, des aviations de fourmis qui décollaient, on voyait des vols d'oeufs, on voyait une science-fiction extraordinaire avec les fourmis. J'ai passé des heures extraordinaires avec les fourmis."

- « Les entomologistes sont de curieux mufles : ils négligent la jeune fille bien qu’elle les écoute avec la meilleure volonté du monde, prête à rire quand il le faut » (Kundera, La lenteur, 1995). Cela doit signifier que les entomologistes sont passionnés et parfois en oublient de voir ce qui se passe autour d’eux, même les plus jolies filles.
- « Nous, les gens de science, sommes privilégiés car faire un travail qui est en même temps une passion, c’est un privilège, oui, mes amis, le privilège que n’ont jamais connu mes compagnons ouvriers du bâtiment, parce qu’il est impossible de porter des poutres avec passion. ». (Kundera, La lenteur, 1995) C’est ce que dit un savant tchèque envoyé pour travailler dans le bâtiment pendant 20 ans.

- Entomologue selon Fabio Vettori