Lettre fin juillet 2026 

Mis à jour le 30-Jul-2026 12:48

Les fourmis sont-elles de bonnes pollinisatrices ? - Rafting - Music Queer - Pesticides Nutella et miels importés - Fourmis dans les ruches - Division de travail - Fourmis et incendies -

Espèces : Diverses espèces - Fourmis coupeuses sud-américaines - Tapinoma magnum - Linepithema humile - Abeilles - Ateleir découverte fourmis à Banyuls -

Personnes : Plus sur Jerzy Witwinowski - Guénaël Cabanes - Keller - Passera - Michel Isingrini - Lauren Jacquier - Renée Fénéron - Clément Gouraud - Max Huber - Delphine Renard -

Livres : La ronde des fourmis folles - One Piece - Ants and their parasites -

Films : Okoo -

Divers : Agences avec nom Fourmi -

Citations :
- Florence Aubenas dans son livre Le Quai de Ouistreham (L'Olivier 2010) parle de son travail de nettoyeuse dans un ferry, p.92 : "En un quart d'heure, mes genous ont doublé de volume, mes bras sont dévorés de fourmis, et j'écume de chaleur."

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Atelier d'initiation à la détermination des fourmis à Banyuls
mail de Thibaud Monnin 27 juillet 2026 : "La région de Banyuls permet de récolter une belle diversité d'espèce. De mémoire, on a récolté ~68 espèces ! On a d'ailleurs commencé à faire une collection de référence en alcool et montée sur épingle pour servir aux prochains ateliers. On a changé le site d'Argelès pour Paulilles, plus proches de Banyuls, car à Argelès les ganivettes empêchent l'accès à la majeure partie de la zone d'intérêt. On a gardé le site de Lavail (vallée de La Massane) qui est très sympa, et on a ajouté un 3ème site à Corsavy pour monter un peu dans les Pyrénées (850 m)."

Le groupe :

Blatrix Rumsais en plein travail :

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Petit rappel sur les abeilles (mail de Max Huber, 27 juillet 2026)

En France, il y environ 1000 espèces d'abeilles dont une seule eusociale : Apis mellifera avec quelques sous-espèces. En Suisse, on compte 625 espèces d'abeilles. Il y a 6 Familles d'abeilles en Europe et 7 dans le monde. 4 familles ont des langues courtes pour les fleurs à plateaux (paquerettes), 2 familles avec des langues longues, dont Apis mellifera, pour les fleurs à tubes (sauges). Plus de 85% des abeilles sauvages nidifient dans le sol, le reste nidifient dans des trous dans le bois ou dans des tubes comme le roseau, le bambou etc. Le fait le plus important est que les abeilles sauvages sont meilleurs pollinisatrices que les abeilles méllifères ! Triste constat : en Suisse, 45% des abeilles sauvages sont sur la liste rouge. J'imagine qu'en France ce n'est pas mieux. Enfin, une concurrence entre abeilles sauvages et abeilles mellifères est avérée.

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Deux trésors de Jean-Paul Lachaud
- Lachaud, J.-P., A. Lenoir and V. Witte (2012). Ants and their parasites. Psyche. doi: 10.1155/2012/342157. Pdf
- Lachaud, J.-P., A. Lenoir and D. P. Hugues (2013). Ants and their parasites 2013. Psyche. doi: 10.1155/2013/264279. Pdf

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Des nouvelles de Clément Gouraud

- Gouraud, C. and S. Gaudet (2026). "Découverte de Myrmica vandeli Bondroit, 1920 en Normandie (Hymenoptera, Formicidae)." Invertébrés Armoricains, 26: 26–32. Pdf
- Gouraud, C. (2025). "Réactualisation des connaissances de la myrmécofaune du Massif du Néouvielle (Hautes-Pyrénées) et découverte d’une espèce rare : Leptothorax goesswaldi Kutter, 1967 (Hymenoptera : Formicidae)." OSMIA, 2025, 13: 77, https://doi.org/10.47446/OSMIA. Pdf
- Gouraud C., B. Kaufmann (2022). "Nouvelles observations des fourmis invasives du complexe des Tapinoma gr. nigerrimum dans le Massif armoricain (Hymenoptera : Formicidae)." Invertébrés Armoricains 23: 23–38. Pdf

Il vient de fonder l'Observatoire des fourmis
L'Observatoire des Fourmis a pour but d'étudier, inventorier, diffuser les connaissances sur les fourmis de France métropolitaine et d'ailleurs. Également, il aide à la préservation de ces espèces et de leurs habitats. Il réunit par la médiation le grand public, les chercheurs et naturalistes.

Un pied dans la fourmilière avec le myrmécologue Clément Gouraud du REEB, Radio Transistoch podcast 22 déc 2024.

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Hommage à Renée Fénéron par ses collègues du LEEC (24 juillet 2026)

Chères et chers collègues
Renée Fénéron nous a quittés le 21 mai 2026, à l’âge de 62 ans.
Renée était membre du Laboratoire Éthologie Expérimentale et Comparée (LEEC) de l’Université Paris 13 depuis son doctorat, soutenu en 1993 sous la direction de Pierre Jaisson sur l’influence de l’expérience précoce chez la fourmi Ectatomma tuberculatum. Cette fourmi ne l’a jamais quittée durant sa carrière. Elle a notamment développé de nombreuses recherches sur les relations entre les larves et les adultes, focalisant de façon originale sur le rôle actif des larves dans cette communication, et leur impact sur les comportements non seulement des nourrices mais aussi des fourrageuses. Son attachement à intégrer les comportements aux niveaux individuel et collectif, et à articuler les explications proximales et ultimes dans ses études, autour du concept d’ontogenèse, en faisaient une grande éthologue.
Modèle de rigueur scientifique, très discrète mais tellement précieuse au sein de notre laboratoire, Renée était également une enseignante incroyable, attentive aux autres et réflexive dans ses pratiques. Elle avait tout particulièrement à cœur, au-delà des faits enseignés, d’aider les étudiantes et étudiants à formaliser et structurer leur pensée, leur offrir le goût du débat, de la critique et de la réflexion, à faire en sorte qu’ils se construisent en tant qu’esprits et citoyens libres et avisés.
Renée avait cette qualité de toujours apporter aux autres le réconfort et la force de croire qu’un jour le monde serait plus juste. Peu de personnes auront, comme elle, inspiré la douceur et la gentillesse. Sa voix incarnait la mesure. Renée était généreuse, et d’une tolérance rare. Nous avons perdu une amie et une collègue prodigieuse, une personne exceptionnelle d’une grande humanité. Renée va nous manquer.
Ses collègues du LEEC

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Deux vidéos de Linepithema humile à Capbreton (40) par Christophe Galkowski (juillet 2026) Vidéo1 - vidéo2

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Un superbe texte de Michel Isingrini : Les fourmis et moi (23 juillet 2026)

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Fourmis et incendies. Oui, les incendies font partie de la vie de la nature et des animaux comme les singes savent en profiter. Voir Incendies

Voir Four-year study of arthropod taxonomic and functional responses to a forest wildfire: Epigeic ants and spiders are affected differently. Manuel Vidal-Cordero, J., Arnan, X., Rodrigo, A., Cerdá, X. & Boulay, R. - Forest Ecology and Management 2022. 120379. DOI :10.1016/j.foreco.2022.120379

 

Ce qui se passe pour les fourmis est à l'étude à Donana (Andalousie). Voici par exemple deux photos de Xim Cerda :

et des Messor marocanus au même endroit :

 

La discussion de Xim Cerda dans l'un de ses papiers (mail 21 juillet 2026) :

Certaines études ont montré que la structure taxonomique des communautés de fourmis peut se rétablir complètement assez rapidement (en 1 à 8 mois ; Parr et al., 2004 ; Verble-Pearson et Yanoviak, 2014) et que les fourmis pourraient même faire partie de la première vague de colonisateurs après des incendies de forêt (Antunes et al., 2009). Cependant, d’autres études ont montré que la structure de la communauté de fourmis n’est peut-être pas complètement rétablie, même huit ans plus tard (Arnan et al., 2006). Cette variabilité peut être influencée par le type de forêt, qui influence la dynamique de rétablissement forestier (Arnan et al., 2006) et/ou la capacité des fourmis à persister dans des conditions post-incendie (Parr et al., 2004). Après un incendie, la diversité taxonomique et fonctionnelle des fourmis peut diminuer en raison de changements de structure de la végétation (Arnan et al., 2007), de température (Arnan et al., 2014 ; Raymons et al., 2013), l’aridité (Arnan et al., 2018), la disponibilité des ressources (Lazaro-Gonzalez et al., 2013), et les propriétés fonctionnelles des sols (Antunes et al., 2009). En effet, certaines espèces de notre zone d’étude — notamment celles qui ont de fortes associations avec la végétation (par exemple, Crematogaster scutellaris, Lasius myops et Camponotus lateralis) et/ou qui ont des modes de vie cryptiques (par exemple, les espèces de Temnothorax) — ne peuvent pas faire face aux nouvelles conditions environnementales. Plus précisément, la température et l’aridité augmentent en raison des conditions post-incendie, car la couverture auparavant fournie par la canopée arborée a disparu. Cette situation peut intensifier les effets négatifs de l’incendie et réduire la diversité des stratégies d’acquisition alimentaire représentées au sein de la communauté (Arnan et al., 2018), entravant ainsi la reprise. Il est important de noter que les contraintes pratiques de l’échantillonnage entravent la réplication.

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La division du travail chez les fourmis livre ses secrets. Une équipe américaine a montré comment, au cours du temps, l’évolution de deux neuropeptides dans le cerveau de 660 fourmis pilleuse clonale (Ooceraea biroi) transforme les « nourrices » en « fourragères ». Par Nathaniel Herzberg, Le Monde 19 juillet 2026.

Social and spatial affinity drive wound care in ants. Ebi Antony George, Alba Motes-Rodrigoa, Laurent Keller and Erik T. Frank. PNAS 2026, 123 (27) e2614400123, https://doi.org/10.1073/pnas.26144001

Les soins sociaux des plaies jouent un rôle vital dans les taxons aussi divers que les primates, les ongulés et les insectes. Pourtant, les principes organisationnels qui sous-tendent ce comportement restent inconnus. Chez les animaux eusociaux comme les fourmis, on ne sait pas si les soins des plaies sont effectués par un sous-ensemble spécialisé de travailleurs ou s'ils sont médiés par des interactions individuelles. En combinant les données spatiales et sociales avec des observations comportementales détaillées, nous révélons que les soignants sont des travailleurs dans un état de transition entre les rôles infirmiers et les rôles de recherche de nourriture. En outre, les soignants ne sont pas des travailleurs spécialisés, mais fournissent plutôt des soins aux plaies en fonction des chevauchements spatiaux préexistants, des rencontres et des interactions avec les fourmis blessées. Ces résultats établissent que la structure sociale plutôt que la spécialisation individuelle peuvent agir comme un principe d'organisation des tâches transitoires dans les espèces sociales.

Selon Daniel Kronauer, Ce « criblage pharmacologique », une première chez la fourmi, a permis à ses collègues Alexander Paul et Tomas Kay de sélectionner deux protéines d’intérêt. La première, NPF, dope les soins parentaux des ouvrières ; la seconde, AstA, à l’inverse, les diminue. Ils ont également montré que réduire au silence les gênes codant ces deux neuropeptides supprime cet effet. « Nous avons enfin montré que le niveau de ces neuropeptides change naturellement avec l’âge dans certaines régions du cerveau : NPF baisse et AstA augmente quand les fourmis vieillissent et transitionnent d’un groupe à l’autre », .

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De belles retrouvailles à Toulouse : Luc Passera et Laurent Keller (juillet 2026) :

Une image trouvée par un ami de Luc Passera : l'enterrement d'une fourmi

 

Et un poème de Maurice Rollinat, Les Névroses (éd Fasquelle, 1917, p. 234)

L’Enterrement d’une fourmi
Les Fourmis sont en grand émoi :
L’âme du nid, la reine est morte !
Au bas d’une très vieille porte,
Sous un chêne va le convoi.

Le vent cingle sur le sol froid
La nombreuse et fragile escorte.
Les fourmis sont en grand émoi :
L’âme du nid, la reine est morte !

Un tout petit je ne sais quoi
Glisse, tiré par la plus forte :
C’est le corbillard qui transporte
La défunte au caveau du roi.
Les fourmis sont en grand émoi !

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Fourmis dans les ruches. Voir Abeilles et fourmis

Question de Max Huber, en Suisse : "Je fais une mini étude sur les fourmis dans les ruches durant cette période de canicule. On m'a envoyé des tubes pour effectuer des déterminations des espèces de fourmis, mais il y avait également des larves ! Comment sont elles arrivées dans une ruche ? Je n'ai jamais trouvé des œufs dans une ruche. " (19 juillet 2026).
Réponse de Vincent Dietemann 20 juillet 2026) : "Il n’est pas rare que des fourmis nichent dans les ruches pour profiter de la chaleur émise par les abeilles. Des colonies entières, couvain inclus donc, s’installent à demeure (ou du moins jusqu’à ce que l’apiculteur les enlève), entre la planche couvre cadre et le nourrisseur ou le toit de la ruche. Les abeilles n’ont pas accès à cet endroit et ne dérangent pas les fourmis."

Voir Etude sur les fourmis dans les ruches en Suisse romande; de Max Huber, Revue Suisse d'Apiculture, mars 2024.

Linepithema humile en Nouvelle-Zélande. Selon Antoine Felden "Il est fréquent de trouver des colonies de fourmis dans les ruches - c'est un environnement plutôt parfait pour elles ! En général ce n'est pas un problème, surtout si elles ne logent que sur le couvre-cadre. En revanche, il y a quelques années j'ai travaillé sur des cas de ruches néo-zélandaises infestées par la fourmi d'Argentine (invasive, pas présente en Suisse). Dans ce cas, les abeilles souffraient directement de la présence des fourmis: infection virales élevées et abandon des ruches - au final les apiculteurs ont cessé d'utiliser les ruchers où la fourmi d'Argentine était présente." (mail du 21 juillet 2026)

Jana Dobelmann, Antoine Felden, Philip J. Lester; An invasive ant increases deformed wing virus loads in honey bees. Biol. Lett. 1 January 2023; 19 (1): 20220416. https://doi.org/10.1098/rsbl.2022.0416.

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Magasins avec juste le nom de fourmi.

LAFOURMI. Agence de matériels sportifs,

Fourmi, Agence aménagement de magasins.

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Encore des Tapinoma magnum. VIDEO. "La nuit, je me fais réveiller par les fourmis" : envahi d'insectes, ce village vit un cauchemar depuis la canicule. France3, 20 juillet2026. Heureusement que la famille Delabie regarde France3 depuis le Brésil (20 juillet 2026). Voir T. magnum

Depuis la mi-juillet, un quartier du village d'Ermenonville-la-Grande, en Eure-et-Loir, doit supporter une invasion de fourmis. Les habitants sont à cours de solution.

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Fourmis coupeuses sud-américaines : une étude sur l’évolution génétique révèle comment elles se sont adaptées à couper l’herbe. Dans noticiasambientales.com/science-fr, 18 juillet 2026. Merci Max Huber 19 juillet 2026. Travail très très intéressant.

Une étude publiée dans Frontiers in Insect Science démontre comment certaines espèces de fourmis coupeuses ont évolué il y a environ 15 millions d’années pour s’adapter aux changements environnementaux en Amérique du Sud. La réduction des zones boisées et l’expansion des prairies et savanes ont conduit au développement de mandibules plus courtes et robustes, capables de couper des herbes riches en silice, une ressource difficile à traiter mais abondante dans ces nouveaux paysages.
L’équipe de recherche, composée de spécialistes de la Fondation pour l’Étude des Espèces Invasives (FuEDEI) et du CONICET, a analysé l’ADN de fourmis des genres Acromyrmex, Amoimyrmex et Atta collectées en Argentine, Uruguay, Paraguay et Brésil.
Grâce à des modèles statistiques et des comparaisons génétiques, ils ont réussi à reconstruire l’histoire évolutive de ces insectes et à confirmer que leurs ancêtres coupaient principalement des dicotylédones avant de se spécialiser dans les herbes.
Le biologiste Andrés Sánchez-Restrepo, coordinateur de la zone moléculaire de FuEDEI, a expliqué que l’expansion des prairies durant le Miocène a été une opportunité pour que les fourmis exploitent une ressource auparavant inexplorée. « Comprendre comment certaines sont arrivées à couper des herbes nous aide à concevoir des stratégies de contrôle plus efficaces et spécifiques », a-t-il souligné.
L’étude souligne également que, malgré leur capacité d’adaptation, ces fourmis ne sont pas de bonnes colonisatrices en dehors de l’Amérique du Sud. La Cordillère des Andes agit comme une barrière naturelle, empêchant leur expansion vers le Chili et la côte du Pérou.

Sánchez–Restrepo AF, Confalonieri VA and Calcaterra LA (2026) Phylogenetic insights into the diversification of cutting strategies in leaf-cutting ants. Front. Insect Sci. 6:1778418. doi: 10.3389/finsc.2026.1778418. Pdf

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C'est toujours pas sorcier - 20 mai 2021, France 4. Okoo- Les fourmis, l'intelligence collective

Comment être petit et costaud ? Cécile Mathieu et Max vous montrent que les fourmis… fourmillent d’ingéniosité !

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One Piece. Série de mangas depuis 1997 (115 volumes, le manga le plus vendu au monde) et films sur Netflix. Avec des Fourmis géantes.

Les fourmis géantes sont, comme leur nom l'indique, des fourmis anormalement grandes et hostiles envers les humains vivant sur la mer sucrée entre l'Île de Nuts et l'Île de Jam. Elles coulent le matin à cause de la chaleur selon Pedro.

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Des pesticides dans le Nutella et dans des miels importés. Stéphane Foucart et Stéphane Mandard, Le Monde 16 juillet 2026.

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“Music Queer” sur Arte.tv : une odyssée pop et futée. De Charles Trenet à Pomme en passant par les Village People, l’histoire de vingt tubes influencés par la culture queer. Racontés en moins de trois minutes par Rebecca Manzoni, dans des dessins animés au rythme irrésistible. Derrière les mélodies de Charles Trenet se cachent des messages sur l’homosexualité pour faire avancer les consciences. Illustration de Leslie Plée avec une petite fourmi. Télérama 11 juillet 2026.

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La ronde des fourmis folles, d'Elise Telehid, Editions caribéennes, 1985. Avec des textes en antillais. Voir plus

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Photos

- Pélopée maçonne Sceliphron caementarium, c'est une espèce de guêpes maçonnes de la famille des Sphecidae. Oui, la guêpe maçonne possède un dard et peut piquer. Cependant, elle est très pacifique, ne vit pas en colonie et ne défend pas de nid collectif. Elle ne pique qu'en cas de légitime défense, par exemple si vous l'écrasez, la coincez ou la manipulez à mains :

 

- Argiope fasciée Argiopa bruennichi, très belle araignée. Sauvagnon (64) 15 juillet 2026 :

 

- Un ichneumonide parasite de chenilles de divers papillons (juillet 2026, Sauvagnon 64): sans doute Callajoppa cirrogaster :

 

- une mouche à damier (Sarcophaga carnaria), espèce très commune avec des mâles et des femelles qui piquent (juillet 2026, Sauvagnon 64) :

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David Hu, laboratoire de Biolocomotion dans l'Atlanta, avec des travaux sur les fourmis et l'eau. Voir Rafting

- Ant rafts (2011-present) Survivre aux inondations

- Ant towers (2014-present). Faire un bivouac : "When fire ants, Solenopsis invicta, need to build temporary shelters due to natural events such as flooding of their nest, they can work together to build temporary shelters call bivouacs using their bodies while they build their more permanent subterranean nest."

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Les fourmis sont-elles de bonnes pollinisatrices ? Voir Pollinisation

Mail Xim Cerda 14 juillet 2026 suite à la lettre mi-juillet 2026 : "même si les fourmis ne sont pas de bonnes pollinisatrices". "Je ne suis pas d’accord, car les fourmis ont toujours été ignorées, mais dans certains cas, elles sont très bonnes pollinisatrices. J’avais rédige une petite revision -malheureusement en espagnol- (dans le cadre plus general des pollinisateurs, voir Figure 1 K et Fig. 1 L), mais je t’attache aussi un papier de Clara de Vega (ancienne postdoc à Doñana) avec un tableau avec pas mal d’espèces de fourmis qui pollinisent." " Il est compréhensible qu'il y a plus de 30 ans, Beattie et al. (1984) écrivaient : « Il n'existe qu'une douzaine d'exemples convaincants de pollinisation par les fourmis dans le monde », mais il est moins compréhensible que Beattie et Hughes (2002) persistent à affirmer, malgré l'ajout d'exemples récents dans leur synthèse, que la pollinisation par les fourmis est rare, et que Rico-Gray et Oliveira (2007) estiment qu'elle n'a été démontrée que dans 16 cas. Heureusement, ces affirmations sont réfutées par les synthèses récentes de de Vega et al. (2014) et de Vega et Gómez (2014), qui mettent en évidence la reconnaissance croissante du rôle efficace des fourmis comme pollinisatrices et la nécessité de réévaluer leur rôle négatif.

Quelques références
- Stefanescu, C., Aguado, L.O., Asís, J.D., Baños-Picón, L., Cerdá, X., Marcos García, M.Á., Micó, E., Ricarte, A., Tormos, J. 2018. Diversidad de insectos polinizadores en la península ibérica. Ecosistemas 27(2): 9-22. Doi.: 10.7818/ECOS.1391
- de Vega, C., Herrera, C.M. & Dötterl, S., Floral volatiles play a key role in specialized ant pollination. Perspectives in Plant Ecology, Evolution and Systematics. 2014. 1  32-42. DOI :10.1016/j.ppees.2013.11.002
- de Vega, C., Gómez, J.M. 2014. Polinización por hormigas: conceptos, evidencias y futuras direcciones. Ecosistemas 23(3): 48-57. Doi.: 10.7818/ECOS.2014.23-3.07
- Beattie, A. J.; Turnbull, C.; Knox, R. B.; Williams, E. G.  1984Ant inhibition of pollen function: a possible reason why  ant pollination is rare. American Journal of Botany 71:421-426.
- Beattie A.J., Hugues L. 2002. Ant-plant interactions. In Plant-animal interactions: an evolutionary approach, par Herera C. et Pellmyr O., Wileys & Sons.

Les fourmis sont-elles pollinisatrices ? Voici la réponse de Chatgpt qui confirme une idée reçue qui est fausse selon Xim Cerda comme il l'explique plus haut
Oui, les fourmis peuvent être pollinisatrices, mais leur rôle est généralement très limité comparé à celui des abeilles, des bourdons, des papillons ou des mouches.
Voici pourquoi :
Les fourmis visitent les fleurs pour récolter le nectar. En se déplaçant d'une fleur à l'autre, elles peuvent transporter un peu de pollen.
Cependant, elles sont moins efficaces que les insectes volants, car elles se déplacent principalement au sol et parcourent de courtes distances entre les fleurs.
De plus, les fourmis produisent, via leurs glandes métapleurales, des substances antimicrobiennes qui peuvent réduire la viabilité du pollen. Cela limite leur efficacité comme pollinisatrices.
Il existe néanmoins quelques exceptions : Certaines plantes ont évolué avec des fourmis et dépendent en partie d'elles pour leur pollinisation, mais ces cas sont rares (une quinzaine de mutualismes spécialisés sont décrits).
En revanche, les fourmis jouent d'autres rôles écologiques majeurs : elles dispersent les graines de nombreuses plantes (myrmécochorie) ; elles protègent certaines plantes contre les insectes herbivores en échange de nectar produit hors des fleurs (nectaires extrafloraux).
En résumé, les fourmis sont des pollinisatrices occasionnelles, mais elles sont surtout importantes pour la protection des plantes et la dispersion de leurs graines plutôt que pour la pollinisation.