Formica selysi  

Alain Lenoir Mis à jour 16-Avr-2021      

     

Fourmi qui a été étudiée par Christine Errard et actuellement par Michel Chapuisat qui a découvert un supergène (voir Super-gènes).

Joël Meunier a étudié cette espèce dans sa thèse : "Le sujet de ma thèse était de comprendre comment et pourquoi plusieurs formes sociales co-existent chez la fourmi Formica selysi. Les populations de cette espèce contiennent en effet des colonies avec une seule reine (monogynes) et des colonies avec plusieurs reines (polygynes) et la coexistence de ces deux formes au sein des populations est relativement stable. Par des approches d’écologie comportementale, nous avons essayé de comprendre comment ce nombre de reines était déterminé, si les membres de chacune de ces formes sociales présentaient des particularités (agressivité, taille, odeurs…) et en quoi le nombre de reines pouvait impacter l’expression des conflits sociaux régulant généralement la vie d’une colonie de fourmis."

Ornella De Gasperin et Pierre Blacher en postdoc chez M. Chapuisat travaillent sur cette fourmi (De Gasperin et al 2020, 2021).

Des photos dans la vallée du Giffre (74) où elle cohabite avec Manica rubida.

    

           

              

          

Photo de Santiago Herce Castañón (O. De Gasperin) :

Réf
- De Gasperin O., Blacher, P. B., Grasso, G. & M. Chapuisat. 2020. Winter is coming: harsh environments limit independent reproduction of cooperative-breeding queens in a socially polymorphic ant. Biology letters, 16, 20190730. https://doi/10.1098/rsbl.2019.0730
-
De Gasperin O., Blacher, P.B. & M. Chapuisat. 2021. Social insect colonies are more likely to accept unrelated queens when they come with workers. Behavioral Ecology, in press. Published in BioRxiv doi: https://doi.org/10.1101/2020.11.27.401513