Myrmecina

Alain Lenoir Mis à jour 07-Jul-2018

M. graminicola de France contient dans sa glande à poison de grandes quantités d'esters (acétates and propionates) que l'on retrouve sur la cuticule. De telles quantités d'esters sont inhabituelles chez les fourmis. Elles ont par ailleurs de grandes proportions d'alcènes sur la cuticule, peut-être liée à leur vie entièrement souterraine (Lenoir et al 2018). Il est possible que ces substances soient à l'origine de leur odeur "odeur très déliée, un peu framboisée” (Forel 1874, p. 73)

Myrmecina sp. a dans son nid un acarien oribate myrmécophile qui pourrait se nourrir de bactéries et de champignons. Les ouvrières soignent les acariens vivants, les lèchent, les transportent dans le nid mais dès qu'ils meurent ils sont mangés. Ce serait un bétail consommé après sa mort (Ito et Takaku 1994).

Des photos au microscope électronique faites à Villetaneuse par Marie-Claire :

- ouvrières              

- reines désailées            

Voir
- Ito, F. and G. Takaku (1994). Obligate Myrmecophily in an Oribatid Mite Novel Symbiont of Ants in the Oriental Tropics. Naturwissenschaften 81: 180-182. doi:10.1007/BF01134538
- Forel, A. (1874). Fourmis de la Suisse, H. Georg.
- Lenoir, A., A. Khalil, N. Châline and A. Hefetz (2018). New chemical data on the ant
Myrmecina graminicola (Formicidae, Myrmicinae): Unusual abundance of alkene hydrocarbons and esters. Biochemical Systematics and Ecology 80: 39-42. https://doi.org/10.1016/j.bse.2018.06.004. Pdf