Azucena ou Les fourmis zinzines

Alain Lenoir Mis à jour 16-Avr-2022

Azucena ou Les fourmis zinzines de Pinar Selek, éd des femmes-Antoinette Fouque, 2022.

"Azucena, mince et brune quinqua aux chaussures rouges, semble être chez elle dans le Train bleu reliant Nice et Paris. Elle y dort, y fait des rencontres, s'y protège des menaces parfois lourdes, y agit, aussi, réalisant des missions secrètes.". Parmi les rencontres "Tous, comme autant de fourmis invisibles et obstinées creusant des tunnels pour faire déraper, sans violence, notre vieux monde, oeuvrent ainsi par l'exemple plutôt que par le discours, à en créer un nouveau, plus libre et lumineux, plus solidaire et plus juste."

Livre difficile à lire, les personnages ont plusieurs noms et on a du mal à savoir qui parle. C'est l'histoire de la zinzine Azucena qui "Quand elle a terminé le lycée, elle s'est vite lancée dans l'aventure des fourmis." (p.87). Elle appelle sa voisine Siranouche "la fourmi atomique" qu'elle retrouvera plus plus tard. Elle se sauve d'un hôpital psychiatrique à Lyon et prend le train de nuit, débarque à Nice où elle découvre un univers cosmopolite et se fait des amis, "une bande de fourmis" (p.22) qui luttent contre les multinationales "Tu crois que les fourmis peuvent tenir tête aux supermarchés, aux multinationales ?" (p.82). "Elle regardait ce qui se passait autour d'elle. Elle écoutait les fourmis qui travaillent dans la joie en creusant des tunnels inatendus pour relier des jardins éloignés." (p.52). C'est compliqué avec les fourmis : "Je ne veux pas que les fourmis me voient. Elles ne vont pas tarder. On est de plus en plus en pleine science-fiction." (p.34), mais aussi "Il faut protéger les fourmis" (p.36).  Voir Livres divers